Youth and Philanthropy Initiative

Bien-être et éthique pour les élèves

Le matériel sur cette page a été adapté du travail de Dr. Sherene H. Razack et Dr. Elizabeth Ellsworth, universitaires dans les domaines de la théorie critique de la race, du changement social et de la pédagogie publique (c’est-à-dire comment nous enseignons) qui ont défendu les droits. d’étudiants depuis plus de deux décennies.

YPI croit fermement à la nécessité de centrer les voix et les expériences des jeunes de manière authentique, respectueuse et éthique pour toutes les personnes concernées. Au cours du projet YPI, bon nombre d’élèves peuvent avoir envie de parler de questions, d’événements et d’organismes de bienfaisance locaux qui les concernent personnellement.

L’objectif du présent document est d’encourager les élèves à réfléchir aux grandes considérations éthiques suivantes au cours de leur expérience YPI. Chacune de ces considérations repose sur le principe selon lequel les élèves ont le droit de faire entendre leur voix, leur expérience et leur expertise, et de voir leurs besoins d’apprentissage et besoins spéciaux être comblés tout au long du projet YPI, cela tout en protégeant leur propre vie privée et celle des autres.

1. Histoires personnelles

En tant qu’élève, vous n’avez pas à partager votre propre histoire personnelle sur l’expérience ou la résolution d’un enjeu de justice sociale pour vous sentir valorisé, important ou entendu, ou pour aider les gens à comprendre que l’organisme de bienfaisance que vous avez choisi fait un travail utile. Au lieu de raconter votre histoire personnelle, vous pouvez montrer l’importance que vous accordez à l’enjeu social par la façon dont vous en parlez, par les informations que vous présentez et par la promotion de moyens de soutenir le travail de l’organisme au moyen d’actions significatives.

2. Respect de la vie privée et empreinte numérique

Tout ce qui est partagé sur Internet peut y rester pour toujours. Les élèves doivent savoir que les photos, les vidéos, les produits et présentations numériques et toutes les autres créations numériques élaborées et enregistrées dans le cadre de leur expérience YPI peuvent être vus par leurs camarades de classe, la communauté scolaire dans son ensemble, les parents et tuteurs, d’autres membres de la communauté et parfois des personnes qu’ils ne connaissent pas directement. Tout ce qui est partagé en ligne pourrait refaire surface dans l’avenir et pourrait avoir des répercussions sur la santé mentale et le bien-être.

3. Autorisation et consentement

À moins que vous n’ayez obtenu une autorisation et un consentement complets, il se peut qu’il ne soit pas approprié que vous racontiez une histoire. Parfois, lorsque nous nous sentons inspirés ou émus par quelque chose, nous pouvons partager des histoires personnelles que nous avons entendues de nos amis, de nos frères et sœurs, de notre famille élargie, des membres de la communauté et même de nos connaissances. Bien que notre intention soit bonne, le résultat est que nous partageons une histoire et des informations personnelles qui ne nous appartiennent pas, et cela peut avoir des conséquences dont nous ne sommes pas conscients. 

 

Parfois, nous pouvons être directement ou indirectement touchés par le même enjeu social, mais cela ne signifie pas que cette interaction aboutira aux mêmes expériences ou aux mêmes résultats. Lorsque nous connaissons quelqu’un qui a personnellement vécu un problème social ou une injustice, comme un membre de la famille ou un ami, il arrive que sans le vouloir, nous revendiquions son histoire comme étant la nôtre, ou son combat comme étant le nôtre. Cela peut être préjudiciable, car vivre avec une personne qui a subi une injustice n’est pas la même chose que de faire face à cette injustice soi-même.

Par exemple

Par exemple, si vous vivez avec une personne handicapée, qui a vécu dans la pauvreté ou qui a subi des agressions ou de la violence, il est préférable de ne pas partager ces histoires sans sa permission et son consentement. Parfois, même lorsque notre intention est de faire ce qui est juste, il se peut que nous blessions indirectement une personne qui nous est chère. 

Icone d'ampoule

1. Sherene H. Razack (2007) Stealing the Pain of Others: Reflections on Canadian Humanitarian Responses, Review of Education, Pedagogy, and Cultural Studies, 29:4, 375-394.

See also: Ellsworth, Elizabeth. “Why Doesn’t This Feel Empowering? Working Through the Repressive Myths of Critical Pedagogy.” Harvard Educational Review. Sep. 1989: 297-325.